Aquarium du Val de Loire (Lussault-Sur-Loire).

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    Message par Invité le Dim 4 Mar 2007 - 17:01

    L’aquarium du Val de Loire


    Je me suis rendu, il y a deux semaines, à l’aquarium du Val de Loire, souvent peu évoqué sur ce forum.
    Petit établissement situé à Lussault-sur-Loire, non loin de Tours, il présente principalement des poissons d’eau douce française, malgré la présence de deux salles emmenant le visiteur à la rencontre de poissons tropicaux.

    Premier aquarium d’eau douce européen, il permet, à travers une superbe mise en scène, de découvrir l’évolution de la Loire, le plus long fleuve français, de la source, à sa rencontre avec l’océan, ainsi que, bien sûr, ses 10 000 poissons et invertébrés.

    Quelques chiffres :
    L’aquarium du Val de Loire, c’est :
    450 000 visiteurs,
    2 millions de litre d’eau,
    10 000 poissons de tous les continents, dont 95 % d’eau douce,
    53 bassins,
    2 salles de projection…Etc…
    Pour une durée de visite d’environ deux heures.



    Voici donc quelques photos suite à ma sympathique visite :

    Entrée de l’aquarium :



    Et son hall :



    Présentation du parcours du « fleuve royal » à travers la France, de l’Ardèche à l’Océan Atlantique :



    Première salle ; présentation de poissons de torrents d’altitude (Saumons, truites…) :



    Truite fario (Salmo trutta fario) :



    Perche soleil (Lepomus gobbosus), originaire des grands lacs américains, introduite accidentellement en France en vers 1877.
    Concurentielle des espèces indigènes, il est recommandé de l’éradiquer :



    Ecrevisse à pâtes grêles (Astacus lepdodactylus).A noter que les espèces locales, victimes d’épidémies, sont souvent menacées par l’arrivée d’espèces non-indigènes, venues par exemple d’Amérique du Nord ou d’Europe centrale :



    Bassin tactile (15 mètres de long), pour carpes koïs :



    Petite exposition permanente, présentant quelques espèces d’amphibiens et de reptiles d’eau douce, souvent peu communément présentées en captivité.



    Comme l’axolotl (Ambystoma mexicanum) :



    Le Dactylère du Cap (Xenopus laevis) :



    Ou encore la tortue aquatique du Mississipi (Graptemys versa) :



    Un des bassins types pour petites espèces plutôt fragiles d’eau douce, ici occupé par des poissons chats :



    Poisson chat (Ictalurus melas) :



    Tunnel de trentre mètres de long traversant les bassins des esturgeons, carpes, brochets, sandres, blacks-basses… :



    Dans ce dernier, sont présentés, parmi tant d’autres :
    Une impressionnante carpe marbrée (Aristichthys nobilis) :



    Pluseurs grands spécimens de brochets (Esox lucius) :



    Ou encore des dizaines de carpes communes (Cyprinus carpio) :




    Un bassin unique en son genre présente les silures européens en nocturama. Le silure étant actif uniquement la nuit, l’aquarium inverse le cycle jour\nuit de 12 heures afin de pouvoir les observer en pleine activité. Ils proviennent, pour la plupart de pêcheurs sportifs pratiquant dans la Loire et la Saône.
    Des individus de couleur jaune et mandarine ont été sélectionnés par les aquaculteurs afin d’accroître ses qualités de commercialisation : Les « silures golds », également présentés dans cette installation.



    Silure glane (Silurus glanis) :



    Silure « gold » :



    A leur côté, dans un bassin séparé, mais également très sombre, sont présentés quelques dizaines d’anguilles d’Europe (Anguilla anguilla), migrateurs infatigables :



    C’est par la découverte de ces derniers que se termine la présentation d’espèces françaises d’eau douce.
    Mais l’aventure est loin d’être terminée…
    En effet, un superbe espace amazonien s’offre au visiteur.
    Ici, les poissons tropicaux aux couleurs flamboyantes sont rois :



    Le premier bassin de cette zone, un aqua-terrarium, présente 3 caïmans yacare (Caiman crocodylus yacare), rarement présenté en zoos français.
    La présence de ces grands prédateurs (Pas vraiment dangereux pour l’homme, mais atteignant tout de même 2 mètres cinquante pour 100 kilos, à l’aquarium) donne le ton pour la suite.





    Le second bac (à ciel ouvert), est, quant à lui, le lieu de vie des proies du caïman, parmi les quels de gros spécimens de pacus (Colosomma macropomum), pouvant dépasser 1 mètre de long à l’âge adulte :



    Un autre aquarium, de plus petite taille, et extrèmement sombre, est le lieu de vie de rares tétras de cave, découvert en 1954 dans une rivière souterraine, au Mexique. Il ne possède pas d’yeux et sa coloration rose est uniquement due aux petits vaisseaux sanguins qui transparaissent sous sa peu translucide. Lorque les œufs sont incubés à l’obscurité, les jeunes sont aveugles et dépigmentés. Si, par contre, les œufs sont incubés à la lumière, les jeunes possèdent des yeux et une coloration : Il s’agit en fait d’une adapation cavernicole du tétra de Buenos Aires.

    Ici, les deux espèces sont présentés (Astyanax fasciatus mexicanus et Astyanax fasciatus fasciatus) :



    Un joli bassin, aux décors rocheux, et plantés de quelques algues sud-américaines, abrite, entre autres, 3 spécimens de « mantas d’eau douce » (Potamotrygon motoro) :



    Présentés en compagnie d’un silure spatule (Sorubim lima) :



    Au centre du complexe, plusieurs petits terrariums présentent quelques espèces d’invertébrés peu fréquemment exposés en parcs zoologiques, faisant souvent objets de diverses phobies :



    Il s’agit du’un spécimen de dangereux scorpion empereur (Pandinus imperator), le plus grand de tous les scorpions :



    De blattes siffleuses de Madagascar (Gromphadorhina portentosa), présentés dans une reconstitution d’une cuisine :



    Et de la plus grande mygale du monde (Atteignant 25 cm)…La mygale géante de Leblond (Terraphosa leblondi) :



    En face de cette jolie exposition, une superbe installation recréant une mangrove héberge quelques périophtalmes, appartenant à l’espèce periophtalmus argentilineatus, moins communément présenté en captivité que son cousin barbarus :





    Quelques quatres yeux (Anableps anableps) :



    Et un beau groupe de poissons archers, connus pour leur faculté de déstabiliser leurs proies (Insectes), en leur lançant un jet d’eau, les faisant ainsi directement tomber dans l’eau.

    Bien sûr, comment, dans une présentation exlusivement réservée à l’Amérique du Sud, ne pas évoquer les fameux piranhas…
    Ils sont bel et bien présents, et leur groupe se compose d’une petite dizaine d’individus, et appartiennent à l’espèce Sarrasalmus naterretei :



    Le visiteur emprunte un petit couloir, et découvre désormais la partie marine de l’aquarium.
    C’est ici que l’épopée de la Loire se termine, et rencontre l’Océan Atlantique.

    Plusieurs bassins, de taille relativement réduite, présentent quelques unes des milliers d’espèces océaniques, aux couleurs chatoyantes :



    Malhreureusement, le manque de panneaux ne me permet pas de vous présenter toutes les espèces de cette zone, au nombre d’une vingtaine.
    Néanmoins, j’ai pu en identifier quelques-unes, que voici :

    Crevette nettoyeuse (Lysmata amboinensis) :



    Poisson ballon à points noirs (Arothron nigropunctatus) :



    Ou encore le poisson chat corallien (Plotosus lineatus) :



    Mais le clou du spectacle reste le tunnel aux requins, recréant le lagon de Bali.
    D’une longueur de 16 mètres de long, il traverse l’univers des squales, représentés par 3 espèces de petite taille :
    Le requin pointe blanche,
    Le requin nourrice, et
    Le requin pointe noire.



    Le bassin est également visible par une large vitre, d’où il est plus facilement possible d’admirer un énorme spécimen de mérou géant (Epinephelus lanceolatus). Plutôt commun en aquariums asiatiques, il est en revanche quasiment intouvable en aquariums européens.
    Menacé dans la nature, il se montre parfois agressif avec les plongeurs, et quelques cas fatals sur des humains auraient été signalés.



    A la sortie du tunnel, le denier bassin, joliment décoré de grandes algues, et de nombreuses roches, présente un jeune requin pointe blanche (Triaenodon obesus), requin peu courant en captivité. A noter que l’Aquarium du Val de Loire a récemment enregistré la naissance de requins pointes blanches, fait très rare en captivité :



    Mais également un requin de Port-Jackson (Heterodontus portusjacksoni), peu communément observable en captivité :



    C’est ainsi que se termine la visite de l’Aquarium de Touraine, petit établissement permettant principalement de découvrir des espèces de nos cours d’eau, mais souvent méconnus et peu vus en pleine activité. Le décor de l’aquarium est un bel atout, et sa scenographie originale permet de passer un bon moment à la découverte des profondeurs de la Loire.


    Dernière édition par le Dim 4 Mar 2007 - 17:10, édité 1 fois

    Équipe d'administration
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    Pays : France

    default Re: Aquarium du Val de Loire (Lussault-Sur-Loire).

    Message par Équipe d'administration le Dim 4 Mar 2007 - 17:10

    L'aquarium du Val de Loire est toujours dans le groupe Planète Aquarium ?
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    default Re: Aquarium du Val de Loire (Lussault-Sur-Loire).

    Message par Invité le Dim 4 Mar 2007 - 17:18

    Je sais juste qu'il appartient au groupe "Grévin et Cie"

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    default Re: Aquarium du Val de Loire (Lussault-Sur-Loire).

    Message par Contenu sponsorisé


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