Océarium du Croisic.

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    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 11:23

    Océarium du Croisic
    « La mer est le berceau de toute vie. Protégeons-la ! »


    Avenue de Saint-Goustan
    44490 – Le Croisic
    (Visité le 11 février 2007)






    Plan du parc (en 2005-2006-2007) :







    Situation géographique :

    C’est entre le port de pêche et la côte sauvage du Croisic que l’Océarium a jeté son ancre.
    Petite commmune française d’environ 5000 habitants, située dans le département de Loire-Atlantique, le Croisic est facilment accessible depuis Nantes (1 h. 10 de route), Vannes (1 h. 10) ou encore Rennes (1 h. 45)




    Historique :

    Avant l’océarium

    « Entre notre famille, l'océan et les poissons, on peut presque parler d’une histoire d’amour» confie aujourd’hui Stéphane Auffret, directeur de l’Océarium du Croisic.
    À l’origine de cette passion : Jeanine et Jean Auffret, ses parents.
    Ils sont alors mareyeurs à la criée du Croisic. Aimant tous les deux les poissons, ils installent leurs premiers viviers puis un aquarium d'eau de mer, histoire de faire patienter les clients.
    Petite passion devenant grande, cela les conduit à abandonner leur profession et à réaménager un ancien garage automobile pour ouvrir au public un véritable aquarium d'eau de mer sur le port du Croisic…”l’aquarium de la Côte d’Amour” ; c’était en 1972 :



    À l’époque, peu ou pas de formation et de bibliographie, aussi le ‘feeling’ et l’imagination sont de mise.
    L’aquarium de la Côte d’Amour s’avère être, grâce aux pêcheurs, un inventaire quasi unique de la faune du littoral atlantique.
    Vingt ans plus tard, rejoints dans leur activité par leur fils Stéphane et son épouse Nadine, ils décident d’ancrer, près de la mer, un nouveau projet : L’océarium.
    Cette grande structure originale, qui a la forme d’une étoile de mer ; ouvre ses portes sur le Grand Bleu en 1992.

    Un aquarium les pieds dans l’eau…


    « Nous n’aurions jamais construit l’Océarium du Croisic, s’il n’y avait pas eu de port de pêche et l’Océan.»
    « Dès que les pêcheurs ramenaient un animal original, ils me le confiaient pour mon vivier », se souvient Jean Auffret, ancien mareyeur devenu aquariologiste.
    Comme à l’origine, les marins-pêcheurs du Croisic participent à l’approvisionnement de la nourriture et au renouvellement d’espèces de l’Océarium.
    « Nous entretenons avec eux des relations très privilégiées.» A bord de leur bateau, un bac est réservé à l’océarium…Au cas où…
    « Les pêcheurs professionnels nous procurent la majeure partie de nos animaux vivants. Pêchés aux filets, aux casiers, aux chaluts ou à la ligne, ils viendront enrichir les collections de l’Océarium et seront parfois « échangés » avec d’autres établissements français ou européens. »

    De la mer à l’aquarium ;
    Comment fonctionne l’océarium ?


    1700 m3 d'eau de mer naturelle : c'est le volume total des installations.
    Cet élément vital pour tout organisme marin est pompé à 400 mètres du site de l'Océarium.
    L'eau est tout d'abord stockée, puis décantée dans deux bassins de 200 m3.
    Elle est ensuite filtrée : l'Océarium utilise pour cela 2 techniques ; une filtration mécanique ou bien une filtration à sable de type piscine.
    L'eau de mer est régulièrement contrôlée. La salinité, le PH, les nitrates et l'oxygène dissous sont les paramètres les plus importants pour mesurer la 'qualité' de l'eau de mer.
    A noter que, grâce à sa situation géographique privilégiée, la presqu'île du Croisic, qui s'enfonce de 5 km dans la mer et bénéficie d'une eau de très bonne qualité.
    Les 50 aquariums d'eau de mer présentés au public ne sont que la partie visible d'un mécanisme complexe.
    Dans les sous-sols se trouve la salle de filtration, le véritable poumon des aquariums, où s'effectuent l'oxygénation, la régulation thermique, ainsi que le nettoyage de l'eau de mer.
    5 % de l'eau de chaque aquarium est renouvelée tous les jours.
    Tous les aquariums de l’espace atlantique sont reliés à un échangeur et à un groupe 'froid' pour une régulation de la température à 16 degrés.
    En ce qui concerne les bassins de l'espace tropical, c'est une chaudière à gaz et une pompe à chaleur qui permettent le maintien de l'eau à 25 degrés. La stérilisation de ces bassins s'effectue aux ultras violets.
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    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 11:24




    Après avoir franchi le hall d’entrée, accompagné du plan de l’aquarium et du prospectus offert par les cassières, on arrive directement devant la première partie de visite de l’océarium :


    LA NURSERIE :

    C'est ici que l'on découvre dans quelques petits aquariums les premiers stades si fragiles de la vie des animaux marins, pour la plupart nés à l’océarium (Laboratoire) :



    Le premier petit bac de cette zone est le lieu de vie de deux jeunes grandes roussettes (Scyliorhinus stellaris), accompagnées d’un œuf de la même espèce, appelé « bourse de sirène ».





    Le visiteur découvre ensuite une dizaine de jeunes anguilles d’Europe (Anguilla anguilla), communément appelés civelles, ou pibales, petits poissons devenus rares, pour cause d'une économie parallèle et d'un braconnage que les autorités ne maîtrisent pas toujours.



    De nombreux jeunes homards sont ensuite présentés au public. De grands panneaux informatiques expliquent la vie et l’élevage de ces crustacés, à l’Océarium, comme, par exemple la reproduction de cette espèce :
    Le homard femelle pond, en moyenne, 4000 larves, mais on estime que seulement 2 à 3 larves arriveront à l’âge adulte !



    On arrive alors à une rangée de petits aquariums, recouverts de sable, et améngées de quelques rochers et algues.
    Nous y re-découvrons de grandes roussettes, des ormeaux (Haliotis tuberculata), grand gastéropode de la famille des haliotidés, sédentaire et nocturne, vivant sur les fonds rocheux :




    De jeunes turbots (Psetta maxima), où la division du bassin en deux, chacune recouverte d’un sol de couleur différente, permet d’observer le changement de couleur des poissons :



    Des oursins verts (Psammechinus miliaris) :



    Et des oursins violets (Paracentrotus lividus), parmi tant d’autres :



    C’est avec une petite exposition de coquillages séchés que se termine la visite de la nurserie.

    Le visiteur trouve ensuite un bassin de bonne taille, recréant une zone de culture des moules : La myticulture :
    Le début de l’élevage de moules (mytiliculture) passe par le captage du naissain de moule.
    On récolte ce naissain sur les rochers ou en les piégeant dans des cordes de chanvres tendues entre des pieux de bois enfoncés dans le sol, appelés bouchot.
    Ensuite, ces naissains sont répandus sur le sol, ou enroulés en spirale autour d’un bouchot ou encore suspendus sur des cordes en pleines mers.
    Les techniques varient selon les régions.
    Les jeunes moules se nourrissent de plancton et atteindront la taille adulte en 2 ans.

    Dans ce beau bac, évoluent une pieuvre commune (Octopus vulgaris) et quelques seiches (Sepia officinalis), céphalopode pouvant atteindre les 40 centimètres de long, connu pour sa redoutable technique de chasse :
    Elle adapte sa couleur à celle du milieu ambiant, reste immobile en suspension au dessus du fond face à sa proie et dresse au dessus de sa tête deux de ses tentacules courts comme pour l'hypnotiser. D'un seul coup, elle propulse ses deux longs tentacules munis de ventouses sur sa cible qui a peu de chance d'en réchapper, et les ramène ensuite très rapidement pour engloutir l'animal dans son « bec ».








    On regagne ensuite l’air libre, et découvrons la mascotte de l’Océarium : Le manchot du Cap (Spheniscus demersus). Celle-ci, représentée par une quinzaine d’individus, évolue dans une belle installation totalement rénovée en 2005 : De faux rochers, des souches de bois flotté, une végétation rappelant les rivages du Cap de bonne Espérance et de l'Afrique du sud, lieu de vie des oiseaux, ont été ajoutés, et recrééent ainsi le milieu naturel des manchots. Un bassin de grande taille complète le tout, et permet, en particulier lors du goûter de ceux-ci, d’observer les animaux sous l’eau, grâce à des baies vitrées.





    On emprunte ensuite une grande passerelle en bois, nous offrant une belle vue des alentours de l’aquarium, et nous arrivons à la grande nouveauté de l’année 2003 :

    LES REQUINS D’AUSTRALIE



    Il est d’abord possible d’observer les squales à la surface :



    Puis, en descendant un long escalier, où de grandes reconstitution grandeur nature de nombreuses espèces de requins nous accompagnent, le visiteur se retouve nez à nez devant une immense vitre de 12 mètres de long, avec une épaisseur de 20 centimètres, pour un poids total de 9 tonnes.
    Ouvert le 1er Avril 2003 et inauguré le 30 juin de cette même année par l'Ambassadeur d'Australie, Monsieur William Fisher, le nouveau pavillon de l'Océarium surprend par ses dimensions :
    Une surface de visite de 800 mètres carré,
    Un bassin de 4, 5 mètres de profondeur, 18 mètres de long et 14 mètres de large,
    1 million de litre d’eau,
    Et 650 mètres cube d’eau filtrée chaque heure.
    Une nourriture fraîche et équilibrée composée de calmars, maquereaux, congres est distribuée, trois fois par semaine, par un soigneur équipé d’une perche en bambou. La quantité de nourriture ne correspond qu’à 1 ou 2 % du poids du corps par animal.



    De grandes marches font face à ce superbe spectacle, et permettent au public d’observer tranquillement les habitants de ce bassin.
    Les principales stars du bac sont bien sûr les requins…
    Au nombre de 12, ils se composent de 4 espèces différentes :

    3 requins pointes noires (Carcharinus melanopterus),
    3 requins gris (Carhcarinus plumbeus),
    3 requins nourrices fauves (Ginglymostoma cirratum), dont « Mercédes », avoisinant les 120 kilos :



    Ainsi que 3 impressionnants requins taureaux (Carcharis taurus) ; dont Valentine qui mesure 2 mètres, et pèse 100 kilos et qui, contrairement aux apparences ne présente pas de danger face à l’homme à condition, bien sûr, de ne pas le provoquer :



    De nombreux autres poissons accompagnent les squales. Parmi ceux-ci, citons,

    La raie pastenague (Dasyatis violacea), qui, lorsqu’elle se sent menacée, relève la queue pour piquer avec son aiguillon vénimeux à la manière d’un scorpion :



    Ou encore le mérou brun (Epinephelus marginatus), très commun en mer Méditérannée, ici pris depuis la surface :



    A noter que deux très rares poissons lunes (Mola mola), nommés Méli et Mélo, apportés par des pêcheurs à l’Océarium, ont séjourné dans ce bassin pendant quelque temps.

    Après être passé plusieurs dizaines de minutes à contempler ou à essayer de photographier ces sélaciens, le visiteur regagne une grande grotte, toujours dans le pavillon des requins, où de nombreux panneaux informatiques expliquent le mode de vie des aborigènes, ou encore les différentes espèces de poissons présents en Australie.
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    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 11:25

    Il retrouve ensuite l’extérieur, et se dirige vers un nouveau bâtiment :

    L’ILE DE VANCOUVER :



    Cet espace dédié au Canada présente une faune souvent insoupconée de la Colombie Britannique. De beaux totems se dressent juste devant l’entrée, tandis que des reconstitutions de poissons morts sèchent au dessus de nos têtes.





    Après avoir poussé la porte d’entrée, on se retrouve directement devant un bassin de belle taille, accompagné de petites cascades. Les anémones vivant dans ce bac mettent déjà de la couleur dans ce bâtiment, construit quasi-intégralement en bois.



    Les espèces présentées dans cette installation sont les suivantes :

    Anémones géantes vertes (Antholpeura xanthogrammica), qui peut atteindre 15 cm de diamètre pour 30 cm de haut. Sa belle coloration est due à la fois à sa pigmentation et aux zooxanthelles (algues microscopiques) qui vivent dans les cellules, qui bordent son orifice buccal. Cette anémone se nourrit de petits poissons, de crabes et surtout de moules.

    Anémone à points blancs (Urticina lofotensis), capable de se fixer à tout ce qu’elle peut :
    Rochers, pilotis, bateaux…
    Présente de l’Alaska à la Californie, cette anémone est remarquable par ses couleurs : rouge vif avec des points blancs et les tentacules pourpres : (Les deux espèces présentes sur la photo)



    Anémones "mangeuse de poissons " (Urticina piscivora), qui comme son nom l’indique se nourrit surtout de petits poissons, même si elle ne dédaigne pas, comme la plupart des anémones, de petits invertébrés, qu’elle attrape avec ses tentacules et

    Anémones nageantes (Stomphia coccinea), dont le « pied » est aussi large que sa hauteur. On la trouve dans les zones arctiques du Pacifique et de l’Altlantique.


    On trouve ensuite un bassin, de petite taille vu le nombre d’animaux présentés, aménagé de nombreux tubes, permettant aux poissons de se dissimuler du regard du public, de grandes algues, leur servant de cachette, et d’une reconstitution d’épave.



    Il est le lieu de vie de loups de mer (Annarrichtys ocellatus), souvent cachés dans un trou ou sous un rocher. Il vit entre 5 et 400 mètres de profondeur, où il se nourrit de petits animaux benthiques (Ensemble des animaux vivant près du fon des mers et des océans), d’oursins et coquillages qu'il broie facilement grâce à ses dents puissantes :



    De sebastes noirs (Sebastes melanops), pouvant atteindre une longévité de près de 50 ans, et dont la période de vie larvaire est très prolongée (3-5 mois) :



    Et de beaux spécimens de rares sebastes tigres (Sebastes nigrocinctus), parmi tant d’autres.
    A noter que l’Océarium du Croisic possède la plus grande collection française d’espèces du genre « sebastes ».



    Un autre aquarium de même type, mais bien plus végétalisé, abrite 4 belles espèces assez étonnantes.



    Il s’agit :

    D’œillets de mer (Metridium giganteum), superbes anémones blanches pouvant atteindre 50 centimètres de long, capables de se fixer aussi bien aux rochers qu’aux épaves. Elle se nourrit de plancton, qu’elle attrape grâce à ses petits tentacules duveteux.



    De lumpes du Pacifique (Emicrotremus orbis), qui contrairement à son cousin d’Amérique du Nord, n’est pas recherché pour la consommation de ses œufs (A noter que les œufs sont à l’origine de couleur grise, ils sont colorés en rouge ou en noir pour qu’ils soient plus appétissants…) :



    De sebastes tigres (Sebastes nebulosus), joli poisson orné de bandes jaunes (D’où son nom), qui vit surtout dans les récifs rocheux, où il aime se cacher dans les cavernes. Il se nourrit de crustacés, de mollusques et de petits poissons.



    Et de sebastes cuivrés (Sebastes caurinus), particulièrement commun dans les baies peu profondes, où il se cache parmi les rochers et les lits de Kelp (grandes algues d’Amérique du Nord), il aime se nourrir de petits poissons et de crustacés. Ses reflest cuivres lui ont valu son nom.



    Le dernier bac de cette zone est certainement le plus grand du bâtiment, et l’un des plus beaux, aménagé de nombreux rochers, et de casiers de pêche.



    Y prospèrent actuellement :

    Une étoile de mer tournesol (Pycnopodia helianthoides), la plus grande étoile de mer connue à ce jour (90 cm de diamètre). Elle possède entre 20 et 24 bras articulés
    L'étoile de mer 'tournesol' peut vivre jusqu'à 400 mètres de profondeur, sur des zones rocheuses ou sableuses.
    Elle se nourrit de bivalves, de crabes… Cette étoile de mer peut se montrer assez agressive face aux autres étoiles de mer.
    Malgré sa taille, elle doit se méfier de l’un de ses seuls prédateurs naturels : Le crabe royal d’Alaska.



    Et un « buffalo sculpin » (Enophrys bison), avec son camouflage quasi parfait parmi les roches, le rendant ainsi très dur à observer.Il aime se nourrir de coquillages, de crevettes et des petits poissons qu’il surprend facilement.
    D’autres poissons déjà rencontrés dans les bacs précédents y sont également présentés.



    La visite de ce complexe se termine avec une petite salle pédagogique expliquant, à travers de nombreux panneaux informatiques et objets canadiens, la biodiversité présente sur l’île de Vancouver et les menaces pesant sur elle.



    Dernière édition par le Jeu 22 Fév 2007 - 11:38, édité 1 fois
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    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 11:26

    Le visiteur retrouve le premier bâtiment de l’océarium, où il a déjà parcouru la nurserie, et découvre maintenant un nouvel espace de visite :
    L’OCEAN.

    L'Océarium se révèle être un des rares aquariums à présenter un panel aussi diversifié de la faune atlantique

    Le premier bassin de cette zone, de grande taille, abrite un groupe de grondins perlons (Trigla lucerna), composé d’une douzaine d’individus, assez surprenant pour cette espèce plutôt rare en aquarium (CinéAqua du Trocadéro est l’un des peu nombreux établissement français à en accueillir).



    Le grondin perlon vit dans des zones assez profondes, allant de 20 à 200 mètres, sur les fonds sabloneux ou vaseux, où il est friand de petits poissons, de crustacés et de vers. Appartenant à la famille des triglidés, il mesure en moyenne 35 centimètres et se déplace surtout " en marchant " à l'aide de ses nageoires pectorales ; ces dernières lui permettent également de trouver sa nourriture au sol.



    Un petit bassin accolé à celui des grondins, assez sombre, donnant une impression d’animaux nocturnes, héberge une bonne vingtaine d’oursins de l’espèce Echinus esculentus, très commune, que l’on rencontre en Atlantique, du Portugal à la Norvège, dans la Manche et dans la Mer du Nord.



    Un bassin assez profond, et de grande taille (Certainement le plus important de cette zone), abrite un groupe assez nombreux de lieus jaunes (Pollachius pollachius), reconaissable à sa machoire inférieure très avancée et à la ligne latérale bien marquée qui orne chacun de ces flancs. Cette ligne est présente chez tous les poissons, mais est particulièrement visible chez les gadidés (Morue, merlan, lieu…).



    Le visiteur passe maintenant à un nouveau décor :

    BELLE ILE.



    Le premier bac de ce complexe, où l’eau est à 16 degrés, est aménagé de nombreuses algues et roches, rendant assez dure l’observation de tous les animaux du bassin.



    Dans celui-ci, évoluent des espèces…Que l’on a plus fréquemment l’occasion d’observer…Dans notre assiette !
    En effet, il présente une belle diversité de crustacés.
    Parmi ceux-ci, citons :
    Le crabe tourteau (Cancer pagurus) :



    L’araignée de mer (Maja squinado), dont les petits ornent leur carapace avec des algues et des éponges, pour se camoufler :



    Le homard (Homarus vulgaris), la langouste (Pallinarus vulgaris)…Etc…


    Le second aquarium de cette zone, riche en coraux et en éponge, héberge 3 Saint-Pierres (Zeus faber), et quelques rascasses rouges (Scorpaena scorfa), capables d’un camouflage parfait, sur les rochers :



    La tache sombre du Saint-Pierre, qui orne chacun de ses flancs serait, selon la légende, la trace du pouce et de l’index de l’apôtre Pierre.



    En face de ce bac, est présent un bassin bien particulier. Il recréé en effet un habitat souvent peu présenté dans les aquariums : Les Abysses.



    La vie dans ces profondeurs (-500 à – 2000 mètres) n’es pas de tout repos : l’obscurité totale règne, la température n’excède pas les 9 degrés et la pression oscille autour de 100 bars (envion 100 kilos au centimètree carré).
    Malgré ces conditions, une faune hétéroclite composée de coraux bambous, d’oursins crayons, de paramoles…etc…, vit, se développe et se reproduit.

    La biologie de ces animaux est peu connue mais on suppose que leur croissance ou leur faculté de reproduction est plus limitée que chez les sujets vivants près de la surface.

    Un aquarium très sombre, dont le sol est recouvert de sable, héberge ainsi deux espèces assez peu communes en captivité :
    Il s’agit de trois spécimens de lottes, plus connues sous le nom de baudroie (Lophius piscatorius).
    Ce poisson solitaire, qui peut atteindre 2 mètres pour 40 kilos, vit sur les fonds rocheux et sablonneux, jusqu'à 1000 mètres de fond où il aime se camoufler dans le sable, ne laissant apparaître que sa gueule.
    La lotte chasse à l’affût en attirant ses proies grâce à son « filament pêcheur » situé sur sa tête. Terminé par un lambeau de peau, il fait office de leurre.



    Ces animaux exceptionnels cohabitent avec une étoile de mer, de l’espèce abyssale Crossaster papposus. Elle peut posséder de 12 à 14 bras et son diamètre est de 15 à 35 centimètres.
    Elle vit sur les fonds meubles et rocheux, de la surface jusqu’à 1200 mètres de profondeur.



    A côté de ce bassin, deux aquariums cylindriques de petite taille, et sans aucun aménagement, abritent, dans chacun des bacs, une quinzaine d’aurélies bleues, ou méduses communes (Aurelia aurita).



    Ces méduses très communes en aquarium, sont l’une des 900 espèces recensées dans le monde. La méduse commune vit le long des côtes, dans le monde entier. Elle est visible à la surface des mers et ne s'aventure pas dans les eaux profondes. Elle se déplace souvent en banc.
    La méduse n'a pas besoin de chercher ou de chasser pour se nourrir puisqu'elle vit au milieu de sa nourriture.
    En effet, elle s'alimente de plancton qu’elle capture grâce à ses cellules urticantes qui paralysent les proies avant de les acheminer vers sa bouche.



    Le visiteur découvre ensuite une petite série de petits bassins, abritant quelques espèces assez étonnantes, et pour la plupart peu communes en captivité.
    Parmi ceux-ci, citons la présence d’un petit groupe d’hippocampes, appartenant à l’espèce hippocampus abdominalis.
    Celle-ci, très menacée dans la nature (Protégée par l’annexe II de la CITES) se fait également rarissime en captivité, et l’Océarium est certainement le seul établissement français à en accueillir.



    Un autre bassin, accolé à celui des « chevaux de mer » accueille une espèce très proche de la famille de hippocampes. En effet, un petit groupe de syngnathe (Syngnathus accus), composé d’une petite dizaine d’individus, y est présenté. Tout comme les hippocampes, ce sont les mâles syngnathes qui mettent au monde les petits (Enviton 150).

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    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 11:27

    Le visiteur découvre ensuite un autre complexe :

    GULF STREAM (courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l'océan Atlantique vers la longitude du Groenland)



    Celui-ci, composé de seulement deux bassins, reconstitue la coque d’un navire échoué.
    Le premier bac de cette zone est le lieu de vie d’une intéressante cohabitation.



    En effet, y vivent en parfaite harmonie :

    Deux limules (Limulus polyphaenus), véritables fossiles vivants. En effet, ces animaux très originaux proliféraient déjà à l’ère primaire (Il y a environ 200 millions d’années). Ils se retrouvent encore aujourd’hui sur les côtes Est des Etats-Unis et en Asie. Le limule se nourrit de vers marins qu’il déterre en fouissant dans le sbale ou la vase. Aujourd’hui, les scientifiques s’intéressent de près à leur sang bleu utilisé notamment pour la mise au point du dépistage contre la méningite.



    Une raie pastenague (Dasyatis pastinaca), se caractérisant par la présence d’un ou deux aiguillons vénimeux sur la queue, dont la piqure est extrèmement douloureuse. La femelle, vivipare, vient mettre bas l’été près des côtes. La gestation dure 4 mois et les portées ne se composent que de 4 à 9 petits. Les jeunes se nourrissent de crustacés et de mollusques, les adultes de poissons et de céphalopodes.



    Et deux rares requins de Port-Jackson (Heterodontus portusjacksoni), qui, comme le requin dormeur cornu, appartient à une famille de huit espèces à grosse tête, joues épaisses et dents broyeuses. Sa gueule fortement inclinée vers le bas lui permet de dévorer étoiles de mer, oursins, et petits animaux des fonds marins. Il vit dans les eaux peu profondes australiennes.



    Le deuxième aquarium de l’espace, le plus grand, permet d’observer, à travers deux grandes baies vitrées plusieurs poissons (Dont des maquereaux) cohabitant avec les stars de cette zone :
    Les tortues marines.



    Au nombre de 3, elles sont représentées par deux espèces différentes :

    Deux tortues vertes (Chelonia mydas), répendue dans toutes les mers chaudes du globe, et se recontrant parfois en été en Atlantique Nord.
    Les adultes ont une carapace pouvant mesurer plus de 1 mètre de long, pour un poids de 180 kilos. C’est la plus rapide des tortues : Elle peut atteindre une vitesse de 30 km/h.

    Et une rare tortue caouanne (Caretta caretta), qui vit dans les eaux peu profondes, le long des côtes tempérées et tropicales. Elle peut rejoindre la haute mer pour migrer vers ses lieux de ponte. C’est une espèce vunérable protégée en France et dans les D.O.M., comme les autres tortues marines.



    Juste en face, un immense bassin, sous forme de tunnel, marque l’attention du visiteur. D’une épaisseur de 17 centimètres pour les panneaux d’entrée et de sortie, et de 12 cm pour les voûtes, il traverse un bassin de 300 000 litres d’eau naturelle, et fut le premier du genre en Europe (1992).
    Cet aquarium, constuit aux USA, nécessite régulièrement la présence d'un plongeur tant pour l'entretien du plexiglas que pour le nourrisage des 200 spécimens qui y habitent.
    En effet, certains poissons, tels que les raies et les squales, se nourrissent à même le fond : ils ont donc besoin d'être privilégiés par un soigneur et d'être servis un par un, à la main.
    Ce tunnel transparent emmène les visiteurs au cœur de l’océan, et permet l’observation de 200 espèces appartenant à une vingtaine d’espèces.



    Parmi-celles-ci, citons :

    Le cernier (Polyprion americanus), qui est d’ailleurs le plus gros poisson présenté dans le bassin. Vivant dans les fonds rocheux pour les adultes, et près des épaves flottantes pour les plus jeunes (Ce qui lui vaut le nom de « vieille de bois », en Bretagne), il peut peser jusqu’à 80 kilos.



    Le congre (Conger conger), le bar (Dicentrarchus labrax), le turbot (Psetta maximus), le grondin perlon (Trigla lucerna), la raie pastenague (Dasyatis pastinaca), la raie bouclée (Raja clavata), la raie douce (Raja montagui), la roussette, ou saumonette (Scyliorhinus stellaris),

    Le requin émissole (Mustelus mustelus), qui évolue dans les eaux littorales d’Atlantique est, de l'Ecosse à la Mauritanie ainsi qu'en Méditéranée. Il se rencontre sur des sols plutôt sablonneux ou meubles et chasse principalement la nuit où il se nourrit de mollusques, crustacés ou petits animaux qui vivent sur les fonds marins.


    Et la vieille (Labrus bergylta), dont les taches oranges et blanches, aux reflets bleu-vert sont variables selon son âge, son habitat, la profondeur ou la période de l’Année. Poisson du litorral, elle vit surtout dans les grandes zones de laminaires.



    Une fois ce tunnel traversé, le visiteur débouche directement dans la dernière zone de l’Océarium, sans doute la plus colorée :

    BORA-BORA (Polynésie française).



    Celle-ci se compose de plusieur rangées de bassins, plus ou moins importants, souvent aménagés de nombreux coraux.
    Les espèces présentées ici sont toutes originaires de récifs coralliens des Caraïbes, du Sri-Lanka, ou encore de l’Indonésie…
    Ici, l’eau des bacs est à 25 degrés, et, étant plus fragiles que leurs cousins d’Atlantique, ils excigent de la part du personnel une grande rigueur, tant au niveau de l’hygiène, que de la qualité de l’eau et de la nourriture.
    Ne pouvant vous présenter chaque espèce de cette zone, représentée par des dizaines d’espèces, en voici néanmoins quelques unes :

    Le poisson chauve-souris obiculaire (Platax orbicularis), originaire des mangroves indo-pacifiques :



    Le poissson ballons aux yeus bleus (Cyclichthys orbicularis), peu communément présenté en aquariums; celui de la Porte Dorée et du Croisic étant quelques uns des rares établissements français à en exposer :



    La rascasse volante (Pterois volitans), aujourd’hui observable dans de très nombreux aquariums français et européens. Elle chasse les poissons et crustacés en ondulant lentement au dessus du décor rocheux, puis se précipite très rapidement et avale sa proie en une seule bouchée. Facilement acclimatable à la captivité, le poisson scorpion se rencontre, dans la nature, dans les récifs coralliens africains et indonésiens.



    La superbe demoiselle bleue (Glyphidontops cyaneus), petit poisson d’un bleu brillant aimant nager parmi les récifs coralliens, où il se cache en cas de danger. Vivant en groupes importannts, il se rencontre dans l’archipel Indo-Australien, et aux Philippines :



    Ou encore le poisson clown de Clark (Amphiprion clarki), ici dans son anémone : Un mucus le protège des tentacules urticantes et lui permet de se protéger des prédateurs en restant dissimulé dans l'anémone :



    Mais également une grande collection de murènes, réparties dans deux bassins, et composée de 5 espèces différentes :

    La murène zebrée (Gymnomuraena zebra),

    La rare murène étoilée (Echidna nebulosa), l’une des plus petites espèces de murènes (90 cm), et des moins agressives, qui se rencontre, en milieu naturel, dans les récifs coralliens de la mer rouge et de l’Océan Indo-Pacifique :



    La murène verte (Gymnothorax funebris), est la plus grande des espèces de murènes (Plus de deux mètres de long).Son impressionnante longueur lui a valu une grande popularité, si bien qu’on la rencontre aujourd’hui très communément en aquariums. Deux individus sont présentés à l’océarium, dans un grand bassin aménagé de nombreux rochers, formant ainsi des petites grottes, et permettant aux animaux de se dissimuler du regard du public.



    Ces dernières cohabitent avec un grand groupe, composé d’une dizaine d’individus (dont un très gros spécimen) de murènes léopards (Gymnothorax favagineus), aussi appelés murènes réticulées, assez communes en captivité :





    Ainsi que la très courante murène commune (Muraena helena), présentée en cohabitation avec la murène étoilée et la murène zebrée. Elle est implantée dans la manche, l'Atlantique et en Méditerranée où elle est effectivement abondante. On peut la trouver jusqu'au sud des côtes marocaines, où Elle se cache dans les fonds rocheux des eaux côtières. Peut atteindre les 150 centimètres, pour un poids de 10 kg.



    Voici une vue d’un bassin « type » de cette zone :



    Le visiteur découvre esnuite un joli bassin tactile, aménagé dans un décor rocheux. Il s’agit d’une reproduction de la côte sauvage du Croisic, avec ses falaises, ses cascades et ses petites flaques d’eau qui dessinent tout un relief naturel. Les enfants (Et les grands !) peuvent ainsi chercher dans l’eau : bernard l’hermite, étoiles de mer, coquillages, poissons…



    On retrouve ensuite le bâtiment d’accueil, où une boutique nous attend, et regagnons ainsi la sortie du parc.



    Quelques informations pratiques pour le bon déroulement d’une visite :

    • Tarif Adulte 2007 : 11 €
    • Tarif Enfant 2007 : 8 € (3 à 12 ans inclus)
    • Gratuit pour les moins de 3 ans

    Horaires d’ouverture :
    • 04 février au 31 mai : 10h-12h / 14h-18h
    • 01 juin au 30 juin : 10h-18h
    • 01 juillet au 02 septembre : 10h-19h
    • 03 septembre au 11 novembre : 10h-12h / 14h-18h
    • 12 novembre au 21 décembre : 14h-18h
    • Vacances de Noël : 10h-12h / 14h-18h
    • Fermeture annuelle : 08 janvier au 03 février 2007
    • Fermé les 25 décembre et 01 janvier

    En fin de visite, la boutique Coralline vous propose un large choix de produits d'inspiration marine: bijous, objets de décoration, livres, vêtements...
    Un restaurant ; « L’Océane » est également situé à proximité de l’Océarium.



    Et pour découvrir l’Océarium en images, rendez-vous le samedi 24 février, à 17 heures 40 sur France 3 où l’émission « Littoral » partira à la rencontre de Stéphane Auffret, directeur de l’aquarium.

    Équipe d'administration
    Admin

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    default Re: Océarium du Croisic.

    Message par Équipe d'administration le Jeu 22 Fév 2007 - 17:00

    Je pensais qu'il y avait des élans dans la zone canadienne, apparement non
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    gelada
    Membre confirmé
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    Pays : France

    default Re: Océarium du Croisic.

    Message par gelada le Jeu 22 Fév 2007 - 19:06

    Et bien, du haut de tes 11 ans tu maitrise bien le sujet, bonnes explications et photos de qualités.
    Quel reportage thumleft je suis cloué.
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    Invité
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    default Re: Océarium du Croisic.

    Message par Invité le Jeu 22 Fév 2007 - 19:27

    Merci beaucoup ! ! Effectivement, très jeune, mais extrèmement passionné... Wink
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    yanapuma
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    Pays : France

    default Re: Océarium du Croisic.

    Message par yanapuma le Sam 24 Fév 2007 - 21:42

    je me souviens avoir visité cet aquarium mais il y a quelques années, j'étais petit et il m'avait laissée bon souvenir, mais soit je ne me souvenais pas de sa taille, soit il s'est beaucoup aggrandi en 10 ans ! Un chouette aquarium !

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    default Re: Océarium du Croisic.

    Message par Contenu sponsorisé


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